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Les cloches de l’Eglise

La nature à 4 kilomètres

 de la ville...

Le 24e jour de may 1662, la petitte cloche de Souvigné fut refaitte par Me Daniel Lefebvre, normand de nation et le dimanche jour de Pentecoste vingt huitième dudit mois de may la bénédiction en fut faitte avant …..... par Me Olivier Gaultié, prêtre curé dudit lieu, et a esté nommée Louise par Françoisd'Haché, escuyer, Seigneur de la Courbe et dame Louise du Baron femme de Messire Charles d'Haché, chev(alie)r baron dudit lieu ,seigneur de Corgé, escuyer (de) Soulgé, Souvigné, La Courbe et La  Roche Talbot

Le 22e jour de novembre 1616 la petitte cloche de Souvigne fust refaicte et fondue par Maistre Symeon Tupain Lorain de nation et le dimanche 27e dud(it) mois et an la benediction de ladicte cloche fut faicte par maistre Pierre Lefebvre cure dud(it)Souvigne a yssuee(#) de vespres parrochiales laquelle cloche auroit esté nommée Radegonde par honneste homme Gervais de Nehan (?) procureurde haulte et puissante dame Radegonde des Rotours veufve de hault et puissant messire Charles du Bellay  es(cuye)r de lordre du Roy ,Seigneur  de La Fueillée, Le bois Tibault, Lignieres et La Courbe

(#) à l'issue

Le 27 décembre de l’année mil sept cent soixante quatre, le jour de Noël en ladite année échéant le mardi, la petite cloche de cette paroisse fondue par le sieur Asselin résidant au Mans avec celle de Saint Louys, ladite petite cloche de cette église pesante (?)six cent trente huit a été bénite par moy curé soussigné avec les cérémonies prescrites dans le rituel de ce diocèse. Elle a été nommée Jeanne Baptiste Marie par haut et puissant seigneur Jean-Baptiste de Montesson et haute et puissante demoiselle Marie de Montesson, seigneur et dame de cette paroisse. Monsieur du Vivier, procureur du roy et avocat au parlement demeurant à Sablé a  représenté ledit seigneur et mademoiselle de Montesson par l’épouse du sieur du Vivier, seigneur du Chastelet en cette paroisse.

 

Signé : Loyson, curé de Souvigné

1616

1764

1662

L’écriture ayant évolué au cours des siècles, il n’est pas toujours aisé, voir impossible pour un non-spécialiste de lire certains actes anciens, bien qu’écrits en « français ». L’acte de baptême de la cloche daté de 1616  en est un exemple évident, même s’il en existe de bien plus compliqués encore… (en latin, par exemple)

La science du déchiffrage des écritures anciennes est la PALEOGRAPHIE (du grec palaios : ancien et grafein : écrire)

Si, par exemple, vous entreprenez un jour des recherches généalogiques, vous serez amené à vous y intéresser, mais cela est une autre histoire..

Au cas où un spécialiste parviendrait à finir de déchiffrer le mot manquant, ou s’il avait une autre interprétation pour certains autres, qu’il veuille bien le signaler par un mail à l’adresse indiquée en bas de page et qu’il en soit remercié par avance.

La fabrication d'une cloche nécessite un grand savoir-faire. Au Moyen-Age, les moines sont les premiers à faire usage des cloches, ils se spécialisent donc naturellement dans leur fabrication. Mais la demande de cloches est telle que l'on fait appel aux laïcs. regroupés en corporations. Les "saintiers" se déplacent de village en village avec le matériel et les outils, ils fabriqueront en effet, la cloche sur place.

La construction du four et du moulage pouvait durer plus d'un mois selon la commande. Au XVIIIème siècle, les saintiers cessent de se déplacer, et on voit apparaître de véritables ateliers. Les techniques de fabrication utilisées par les fondeurs de cloches actuels n'ont guère évoluées depuis le Moyen Age même si certains d'entre eux ont introduit récemment l'ordinateur pour effectuer certains calculs. L'activité reste artisanale ; on pourrait presque parler d'œuvres d'artistes.

Sans entrer dans le détail des aspects techniques, disons que la fonte d'une cloche comprend trois principales opérations. D'abord le tracé pour déterminer la forme et les proportions de la cloche, le moulage qui lui donnera la forme d'après le moule, et la coulée. Le moulage d'une cloche se compose ainsi : le « noyau » ou espace du creux intérieur, la « fausse cloche », occupant la place du métal jusqu'au moment de la coulée, la « chape » recouvrant la fausse cloche et formant avec le noyau les deux murailles de terre cuite entre lesquelles le métal en fusion prendra place ; la « tête », qui recevra les anses nécessaires à la suspension et contiendra l'emplacement de l'anneau du battant.

Du fait que le moule est brisé après la fonte pour dégager la cloche, mais aussi parce que les inscriptions et les décors figurant sur chaque cloche lui sont spécifiques, il n'est pas exagéré de dire que les cloches sont des œuvres d'art uniques, tels un tableau ou une sculpture.

 

La plus grosse cloche actuelle en France est la Savoyarde, à la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, elle pèse 19 tonnes.

Quelques petites infos sur la fabrication des cloches, hier et aujourd’hui...