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Souvigné, de l’âge de bronze à ...

La nature à 4 kilomètres

 de la ville...

Trois sarcophages mérovingiens des VIe et VIIe siècles ont été découverts dans la commune. L’un d’eux contenait une perle en verre et une fibule en bronze à décor géométrique. (fibule : Agrafe métallique qui permet de retenir sur l'épaule un vêtement. Ci-contre, un type de fibule en bronze)

 

 

Une hache polie en dolérite ( roche magmatique basique) et une pointe de flèche en silex  ont été recueillies près du Tertre, un plateau de Souvigné dominant la Sarthe.

 

 

La pointe de flèche à base concave et à ailerons équarris a une forme caractéristique de l’extrême fin du Néolithique et des débuts de l’âge du bronze. Fixée par des liens et des colles d’origine animale et végétale, elle armait l’extrémité d’une flèche. Elle peut témoigner de la présence proche, d’un lieu d’habitation ou d’un site funéraire bouleversé par les labours.

C’est la plus ancienne datation connue pour Souvigné.

 

copyright C.D.A.S.
(Centre de Documentation Archéologique de Sablé)

 

 

 

 

Zone de Texte: Le Tertre

Néolithique : du grec neos (nouveau) et lithos (pierre).
Période de l'ère quaternaire située entre le mésolithique et l'âge du bronze. Epoque où l'homme invente le polissage de la pierre, l'agriculture, l'élevage et la céramique. Le néolithique final porte parfois le nom de "chalcolithique" ou "âge du cuivre" car c'est à cette époque que l'homme découvre les premiers métaux : le cuivre et l'or .

(L’âge du bronze succède à l'âge du cuivre et précède l'âge du fer. Par convention, il est admis que l'âge du bronze s'étend de -2500 à -1000 avant J.C)

.

 

 

Le toponyme « Ingrande », au sud de la commune, indique la frontière entre les territoires des tribus gauloises des Andes (à qui Angers doit son nom) et des Cénomanes (Le Mans).

(l’époque gauloise se situant entre 500 ans avant notre ère et l’époque Mérovingienne)

 

 

Pendant la Révolution, la commune voit se dérouler de nombreux combats. En 1796, trois-cents républicains y tuent une vingtaine de chouans. Vous trouverez plus de détails sur cette période en consultant, dans la rubrique « Histoire (s) », nos pages « Souvigné, commune chouannée » et « l’Abbé Daugré et la Monnerie »

 

De nombreux moulins à blé sont installés sur la Taude. Une page spéciale leur est consacrée sur ce site. Ceux de Chantepie, Herse-Meule, Vauvert et Talbot fonctionneront jusqu’au début du XXe siècle.

L’origine de la paroisse viendrait d’un monastère, donné par Hugues de Juvardeil à l’abbaye du Ronceray  d’Angers et transformé plus tard en prieuré.

La proximité de la frontière entre le Maine et l’Anjou peut expliquer la présence de nombreuses mottes féodales sur la commune.

Guilbert Talbot, en 1066, participe à la conquête de l’Angleterre  avec Guillaume le Conquérant. Il pourrait avoir donné son nom au fief de la Roche-Talbot .(Rupes Talboti).

La terre du Châtelet, sur laquelle une motte a été découverte, constitue également l’un des fiefs les plus anciens. Les cartulaires indiquent un Lisiard du Châtelet au début du XIIe siècle.

Au XIVe siècle, Jean de Souvigné possède la seigneurie, il épousa Hélène, fille de P.d’Aubigné, écuyer, seigneur de la Touche en Anjou, dont le père Guillaume d’Aubigné était né en  1300.

Elle passe ensuite aux Anjou de la Roche-Talbot, puis à la famille de La Jaille.

La seigneurie de paroisse est annexée, dès le XVe ou XVIe siècle, à celle de la Roche Talbot. (voir la page spéciale consacrée au château de la Roche Talbot dans la rubrique « patrimoine ».

La juridiction de la paroisse de Souvigné relevait de celle du comté de Laval et la paroisse relevait du grenier à sel de Sablé.

 

L’abbé Ledru, historien du Maine, retrouve en 1880 dans le pavage du perron du presbytère l’une des plus anciennes graphies funéraires découvertes dans la région. L’inscription, datée du du VIIe ou du VIIIe siècle et gravée sur ardoise, est incomplète. La dalle avait été brisée et il n’en subsistait que la zone centrale. Cinq lignes de texte latin, chacune encadrée par deux traits, présentent la graphie et les abréviations en usage durant les périodes Mérovingiennes et Carolingiennes. Il s’agit d’un texte funéraire reprenant des formules traditionnelles. Le nom du défunt n’a pu être déchiffré. L’inscription  originelle est perdue; il n’en reste que cet estampage.                           

 

 

Source texte : « Patrimoine des communes de la Sarthe-éditions FLOHIC

copyright C.D.A.S.