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L’église Saint-Maurille |
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La nature à 4 kilomètres de la ville... |
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Qu’est-ce qu’un rétable ? Tabula de retro ou retro tabulam : le retable est un ornement qui se place, comme le suggère l'étymologie latine, à l'arrière de l'autel. Il peut être en métal, ivoire, bois, pierre, marbre ou émail, orné de représentations historiées ou figurées, peintes ou sculptées. Les retabliers, les premiers d'entre eux pour le moins, ne sont pas seulement de remarquables décorateurs : ils sont aussi des architectes renommés dans tout l'Ouest de la France. Leur notoriété, à une époque où la difficulté des communications impose un véritable cloisonnement, peut se mesurer au gain des marchés extérieurs au "pays" lavallois. Les Corbineau constituent une véritable dynastie. Ils forment, avec la famille Langlois, un groupe très fermé pratiquant même l'endogamie. Comme pour les autres métiers, la formation technique de l'architecte est une formation d'atelier, acquise au cours de l'apprentissage, auprès du père, du beau-père ou de l'oncle. (endogamie : obligation de se marier parmi les membres de son groupe, de sa caste…)
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Saint Maurille, évêque d’Angers au Ve siècle, se serait arrêté dans la forêt de Souvigné, en se rendant en Angleterre. De là viendrait le nom de l’église; Au XVIIe siècle, on montrait encore la pierre sur laquelle le saint se serait reposé. (Dans son Histoire de Sablé, Gilles Ménage, qualifie ce voyage d’apocryphe) Si l’église a été édifiée, en schiste et grès, au XIIe siècle, la nef et le chœur ont, depuis, été largement remaniés. La chapelle sud est ajoutée au XVIIe siècle ainsi que les baies du chœur percées à cette même époque. La sacristie date du XIXe siècle. La nef est partiellement détruite en 1848, puis elle est agrandie, ornée de sculptures et munie d’une fausse voûte en berceau brisé. L’édifice est augmenté d’un enfeu néo-gothique et d’une coupole sur l’avant chœur. En dehors de la flèche polygonale, installée au XIXe siècle, la tour carrée qui lui sert de support est conservée dans son état du XIIe siècle. Les fenêtres géminées, en tuffeau, ont gardé leurs colonnes surmontées d’un chapiteau pyramidal décoré de cercles, d’arcs concentriques et de cannelures. A la base des arcs en plein cintre, d’autres décors caractéristiques de l’art roman sont visibles, comme des rosettes ou fleurons, des damiers et des dents-de-loup. |
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Le rétable, dû au maître Michel Langlois, est réalisé en 1657. En 1891, il est restauré et entièrement repeint. Le corps central est orné d’un tableau d’autel représentant Jésus et les pèlerins d’Emmaüs. Il s’agit d’une huile sur toile qui est l’œuvre du peintre Jaulin. Le plein cintre formant le bord supérieur est couronné par un médaillon en relief portant l’inscription : « Dom. D. Mavrilio Sacrum » qui célèbre le patron de la paroisse. Les écus armoriés qui le bordent, sur l’aile droite et l’aile gauche, portent les armes de Léon XIII, pape de 1878 à 1903 et de l’évêque du Mans, Guillaume-Marie Labouré. Ils sont ajoutés lors d’une restauration à la fin du XIXe siècle
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Saint-Maurille d’Angers
Issu d'une riche famille milanaise, il eut la force de caractère de tout abandonner vers l'âge de vingt ans et de quitter sa famille, ses richesses et son pays pour se mettre sous la direction de saint Martin de Tours qui l'ordonna prêtre. Il gouverna pendant plus de trente ans l'Eglise d'Angers. Mort en 453 Fête : le 13 septembre |




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les photos en noir et blanc sont issus de la base de données Mérimée. Source texte « Patrimoine des communes de la Sarthe-éditions FLOHIC |
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