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Quelques délibérations du passé...

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La nature à 4 kilomètres

 de la ville...

11 août 1824

Achat d’une horloge, sans doute pour l’église, selon devis de M. Le Peintre, horloger à Sablé, qui s’oblige à fournir la dite horloge, à la poser et d’en répondre pendant deux ans, pour la somme de cinquante francs, somme qui sera prise sur le boni du budget

24 janvier 1826

Le conseil examine un devis de destruction de la Chapelle Saint-Sébastien. M. Lorière, maire, décide de faire la réparation à ses frais, moyennant quoi on la lui concéderait  à perpétuité comme propriété attenante à son domaine de La Roche. Le conseil a accepté, car cela embellissait l’église, ne l’aptissant pas (sic), car elle n’est déjà pas assez grande pour la population de la commune

 

24 février 1826

La réunion est consacrée à la situation des chemins vicinaux à raccommoder (sic). La rue principale y est dite d’Angers à Alençon et que vu le prix des travaux à y effectuer, le conseil demande que ce soit fait aux frais du département. Il est également question de l’état des chemins de Souvigné à Boissé, à raccomoder sur 200 toises, de celui de Souvigné à Boire et Grez, à réparer sur trois quarts de lieue, de celui de Souvigné à Pincé et Varennes pour un tiers de lieue et celui de Saint-Denis à Saint-Loup, passant par Souvigné, l’espace d’une lieue.

Notes : On constate que l’état des chemins occupe une large place dans les délibérations de cette époque.

1 lieue = 2000 toises pour les Ponts et Chaussées, 2200 toises pour la Poste et 2400 toises pour les transports de grains (à partir de 1737)

1 toise = 6 pieds = 1949 centimètres

1 pied = 33 centimètres environ (c’est censé être la mesure du pied de Charlemagne, mais les babyloniens utilisaient déjà le pied humain vers 1500 avant JC pour également 33 cm, le pied romain et le pied grec faisaient, quant à eux, 30 cm)

 

7 mai 1826

Réunion du conseil relative à la redition des comptes de M. Lorière, et la formation du budget de 1827. Il décide en outre de demander à M. le Préfet d’accorder un supplément de 300 francs par an à M. le Curé Madiot, somme à prendre sur les centimes additionnels.

 

10 septembre 1826

N’ayant aucun revenu disponible pour raccomoder les chemins, le conseil décide, en application de la loi du 28/07/1824 qui autorise à prélever une prestation en nature de deux journées de travail pour chaque année sur tous les habitants portés à l’un des rôles des Contributions Directes, pour chaque bête de trait ou de somme, chaque cheval de toute espèce et chaque charrette ou tombereau, et pour faciliter ceux qui ne voudraient pas faire leur tâche en nature, nous avons évalué chaque prestation comme suit :

· la journée d’un homme, en se fournissant d’un instrument nécessaire, à la somme de 18 sous, soit 90 centimes

· La journée d’un cheval avec son équipage à 25 sols, soit 1,25 franc

· La journée de deux bœufs avec leur équipage à 2 francs

· La journée d’une voiture ou tombereau à 30 sols, soit 1,50 franc

Il serait utile d’avoir un chef d’atelier à qui l’on donnerait 25 sous par jour, ou un peu plus s’il était nécessaire, pour mener les autres ouvriers, outre l’inspecteur qui sera nommé ad hoc pour surveiller le tout.. La remise à accorder au percepteur sera de 4 centimes par franc.

Note : L'utilisation du sou s'est perpétuée jusqu'au milieu du XXe siècle. Dans les années 1940, on disait encore un sou pour désigner la pièce de 5 centimes, 10 sous pour la pièce de 50 centimes, 20 sous pour la pièce de 1 franc et cent sous pour la pièce de 5 francs

13 mai 1827

Le conseil constatant, entre autres, que M. le Préfet n’a accordé que 175,88 francs au desservant (curé) de la paroisse au lieu des 300 demandés, renouvelle sa demande en la ramenant à 250 francs

 

14 mai 1828

Le conseil supplie M. le Préfet d’accorder un supplément de 250 francs à M. Madiot, desservant de Souvigné

 

3 mai 1829

Les caisses sont manifestement loin d’être pleines et l’argent manque pour payer le tirage de la pierre et autres frais pour raccomoder les chemins vicinaux, ainsi que le supplément de traitement de 200 francs pour le desservant, ce qui amène le conseil à décider de s’adjoindre les plus imposés de la commune, pour dans une autre séance et s’ils sont d’accords de demander au Préfet la permission de nous imposer de 10 centimes additionnels sur tous les impôts de 1830 pour subvenir aux dépenses

 

9 mai 1829

Le conseil municipal et les plus imposés, considérant que M. le desservant se trouvait privé d’un supplément de traitement que l’on accorde généralement ailleurs, que les chemins vicinaux sont dans le plus mauvais état et qu’il est de toute nécessité qu’ils soient faits sur la route départementale n°5 au mauvais pas de la Crucherie entre Souvigné et Saint-Denis, des Percevillières et des étangs du Baillif entre Sablé et Souvigné, quelques travaux et jetées de pierres pour rétablir la communication entièrement interceptée (sic), jusqu’à ce que l’autorité supérieure y porte des ateliers, sollicités par toutes les communes environnantes, déclare autoriser M. le Maire de la commune à demander à M. le Préfet l’imposition de dix centimes pour franc de toutes les contributions de l’année 1830, pour être répartis jusqu’à concurrence de 200 francs en supplément de traitement de M. le Desservant et le surplus en amélioration des chemins vicinaux, en prélevant ce qui sera jugé nécessaire pour rétablir autant que possible sur la susdite route départementale les trois mauvais pas désignés de concert avec MM. Les Maires des communes de Saint-Denis d’Anjou et de Sablé, attendus que de plus long retards peuvent occasionner de Grands inconvénients.

Cette délibération est signée du Maire M. Lorière, des conseillers Michel Marçais, Pierre Dubois, François Belouin, Jean Foulon, Julien Poirier, Louis Bodereau (celui-ci ne sait signer) Jean Oger et Joseph Bomier, ainsi que des plus imposés Louis Raffray, Michel Le Royer, Louis Bourié, Etienne Feret, Toussaint Pierrot,, Michel Souvêtre, Guillaume Tonnelier et Mathurin Cherouvrier.

Note : On constate que les dix plus imposés ne sont que huit,. Cela signifie sans doute que deux des dix plus imposés de la commune sont aussi des conseillers municipaux et déjà présents à ce titre