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Quelques délibérations du passé...

La nature à 4 kilomètres

 de la ville...

14 avril 1832

Arrêté : investi des ordres de M. Touranpin, préfet de la Sarthe, relativement à la salubrité du bourg de Souvigné, et pour éviter s’il est possible la maladie qui règne à Paris dans ce moment,

Nous, maire de Souvigné, arrétons ce qui suit, savoir, est :

1) que tous les habitants du dit bourg aient à tenir leur maison propre, tant à l’intérieur, qu’à l’extérieur.

2) Les propriétaires qui auront des fumiers, des terreaux et autres ordures, les enlèveront des rues, places ou endroits qu’ils occupent sur la voie publique, pour les mettre dans le champ, hors du bourg

3) Tous les particuliers qui auront commodité sur le bord de la rivière ou la voie publique seront obligés de les ôter et de les transporter dans des endroits qui ne puissent nuire à la salubrité du bourg.

Nous invitons les habitants à faire ce nettoiement le plus tôt possible, et si ce n’est pas fait et terminé le mardi 17 avril courant, ils seront cités au Tribunal de police correctionnelle, pour poursuivre les délinquants

Note : la maladie dont il est question n’est pas citée, mais il s’agit très certainement du Choléra, dont une épidémie se répand à cette période. De plus, remarquons qu’il n’y a que trois jours de délai, pour faire ces travaux, ce qui donne une idée de la gravité de la situation. Le choléra est apparu en Mars 1832, dans le département de la Seine, puis dans tout le Bassin Parisien. L’épidémie, qui dura environ six mois, fût sans doute sans conséquence à Souvigné, puisque le nombre de décès enregistré en 1832 est de sept, contre onze  en 1831, seize en 1830 et cinq en 1829.

7 octobre 1832

La délibération de ce jour a été consacrée à un don de cinquante francs, pour les pauvres de la paroisse, fait par le testament de Dame Renée Girar, veuve du sieur Pierre Gruau, propriétaire, demeurant à Sablé.

Le don a été réparti entre les pauvres de Souvigné en leur donnant des bons de pain à prendre chez Mignot, boulanger à Sablé.

18 novembre 1832

La délibération de ce jour a été consacrée à un leg de 60 boisseaux de grain méteil donnés par Mlle Vérité de Sablé, par son testament des 27 et 28 février 1821, aux pauvres de cette commune, pour leur être distribués dans l’année de son décès. Le conseil a accepté, pour eux, le don avec reconnaissance. Celui-ci sera distribué avec consultation de M. le Curé de cette paroisse comme il est prescrit par ledit testament.

Note : selon les époques et les régions la valeur du boisseau peut varier du simple au triple, voire plus, nous ne donnerons donc pas plus de précision. Quant au méteil c’était un mélange de seigle et de blé initialement semés dans un même champ.

16 novembre 1832

L’adjoint Quantin s’est transporté au moulin de Talbot, sur la réquisition du sieur Marchand François, meunier, pour constater le barrage de la rivière de Taude, faisant aller le dit moulin. L’adjoint et le Chef de chantier ont constaté les travaux afin de permettre au dit meunier d’obtenir un dédommagement du Gouvernement de 4 francs par jour pour le chômage de son moulin, comme on le lui a promis.

16 décembre 1832

L’adjoint Quantin est retourné au moulin de Talbot, sur la réquisition du sieur Marchand François, meunier, pour constater l’ouverture du barrage de la rivière de Taude, et donc la fin des travaux qui consistaient en la construction d’un pont à coté du dit moulin de Talbot

Des travaux eurent également lieu du 12 juin au 16 juillet 1833, pour la destruction des anciennes portes et la construction des nouvelles. Le constat en fût fait dans les mêmes formes et l’indemnisation identique.

 

25 août 1833

Le conseil a été convoqué par M. l’Adjoint, à la demande du contrôleur des Contributions Directes de la Division de Sablé, pour délibérer sur la réclamation de M. Lemonnier de Lorière, maire de la commune, sur l’estimation de son château de Laroche, porté à 200 francs par le cadastre. Considérant que cette estimation nous a paru juste et proportionnelle avons décidé que l’estimation de 200 francs devait être maintenue pour la susdite maison et M. Lemonnier de Lorière débouté de sa réclamation.

Note : Cette estimation de 200 francs paraît très faible pour le prix du château, sachant que cette somme correspond  au supplément de traitement qui est demandé chaque année pour le desservant. Il doit plutôt s’agir du montant de l’impôt. A noter que le supplément de traitement est demandé également pour l’instituteur pour la première fois le 25 mai 1834

28 juin 1835

Le conseil lors de l’examen annuel du budget demande au préfet la somme de soixante francs pour « deux planches, à placer, pour servir de pont sur la rivière la Taude et la maçonnerie »

10 janvier 1836

Une donation de 300 francs est faite par Madame veuve Joseph, Louis Bouvet, propriétaire à Sablé, au profit des pauvres de la commune, de la manière qui paraitra le plus convenable au Bureau de Bienfaisance. Le conseil constatant qu’il n’existe pas un tel bureau  en cette commune déclare qu’il doit y être suppléé par la Conseil Municipal délibérant sur l’objet de cette donation.

22 mai 1836

Lors de cette réunion sur le budget, le conseil outre les habituels 200 frans demandés pour le desservant et désormais pour l’instituteur, demande au préfet la somme de vingt francs pour entretien et montage de l’horloge et dix francs pour réparation de l’horloge, 200 francs pour l’entretien des routes et 1 franc 40 pour les timbres du registre de l’Etat Civil, ainsi que 58 francs pour une planche sur la rivière la Taude, pour servir de pont.