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Quelques délibérations du passé...

La nature à 4 kilomètres

 de la ville...

28 juin 1885

Le Président a exposé au conseil que  l’objet de la réunion est l’examen de la situation créée au bourg de Souvigné, par l’arrêté  préfectoral du 4 courant, prescrivant à M. de Beauchesne de démolir un massif de maçonnerie barrant le ruisseau de la Taude en amont du moulin de Vauvert et d’y rétablir des vannes telles qu’elles existaient autrefois, au niveau du radier qui existe encore.

Après délibération, le conseil, considérant l’intérêt qu’à la commune de Souvigné à conserver l’alimentation de l’abreuvoir et du lavoir situés auprès et en aval du moulin de Vauvert émet le vœu que l’établissement des vannes prescrit par M. le Préfet soit fait de manière que l’eau ait son cours par le bourg comme précédemment et demande que l’administration veille à ce que le service des vannes soit fait de manière à alimenter le bourg en toute saison.

Le conseil, en ce qui concerne les intérêts de la commune, verrait avec plaisir l’administration revenir à l’adoption d’un précédent projet qui consistait à élargir le pertuis du moulin de Vauvert et à abaisser le barrage établi en amont.

Note : texte intégral

Pertuis : ouverture, détroit entre une ile et la terre ferme  

Radier  : massif de maçonnerie sur lequel on établit les fondations d’une écluse, les piles d’un pont, etc...

 

15 novembre 1885

Le conseil procède à l’examen d’un marché passé entre M. Coignard, propriétaire à Souvigné d’une part, et M. Georget, propriétaire à Précigné, mandataire de M. de Cougny, propriétaire de la ferme de la Courbe de Souvigné d’autre part, relativement à l’ouverture d’une carrière (matériau non cité) sur la propriété de M. de Cougny. Après délibération, le conseil accepte le marché proposé.

 

7 février 1886

Le conseil renouvelle son contrat d’assurance des édifices publics avec le Centre Mutuel, et porte la valeur des biens assurés à 9000 francs au lieu de 5300 francs

 

28 mars 1886

Le conseil donne son accord à la création d’une foire à  Bierné, vu qu’il n’y voit que des avantages pour la culture de notre commune.

Ensuite M. le Maire expose au conseil que le sieur Poilâne, jeune homme de la classe de 1885, lui a fait une demande de soutien de famille et les prie d’émettre un avis à cet égard. Le  conseil, considérant que les père et mère de ce jeune homme sont usés par le travail et sont remplis de douleurs qui les mettent parfois dans l’impossibilité d’exercer aucun travail, que leurs travaux ne sont exécutés qu’avec le secours de leur fils, que son absence les mettrait dans la nécessité de renoncer à la culture qui est leur seule ressource pour vivre, est d’avis qu’il soit fait droit à leur demande.

 

20 mai 1886

Le conseil fixe comme suit le traitement des instituteurs (base + éventuel + complément) :

1300 francs pour l’instituteur, lequel reçoit en plus 80 francs pour la classe d’adultes

  900 francs pour l’institutrice

 

22 août 1886

Le conseil demande au Préfet l’autorisation de mettre en adjudication la récolte des pommes provenant des arbres du cimetière.

Note :Cette délibération reviendra, bien sur,  annuellement dans les délibérations

 

12 mai 1887

M. le Maire donne connaissance des dispositions des lois des 19 juillet 1875, 11 décembre 1880, 16 juin 1881, et 30 octobre 1886, des décrets des 2 août, 19 et 29 octobre 1881 et 18 janvier 1887, de la circulaire de M. le Ministre de l’Intérieur du 4 juillet 1881, et les instructions de M. le Ministre de l’Instruction Publique du 16 août et 22 septembre 1881, 12 mai 1884, 9 janvier 1886 et 2O mars 1887, relatives aux dépenses de l’instruction primaire et invite le conseil municipal à délibérer sur ces dépenses et sur les moyens d’y pourvoir pendant l’année 1888.

 Le conseil municipal après en avoir délibéré a fixé le traitement de l’instituteur à 1000 francs et celui de l’institutrice à 900 francs. Il est aussi question de la classe d’adultes pour 80 francs.

M. le Maire fait ensuite remarquer qu’au budget de 1887, 70 francs ont été alloués par M. le Préfet au tambour-afficheur au lieu de 20 francs proposés par le conseil municipal. A l’unanimité, les membres présents demandent que 25 francs soient pris sur ce traitement exagéré et employés à l’achat de mobilier scolaire et 25 autres francs à la réparation de la maison d’école des garçons dont le délabrement réclame au moins quelques sacrifices.

 

10 novembre 1887

Le conseil considérant l’avantage que présenterait la création d’une bibliothèque demande qu’elle soit créée au plus tôt, et à cette intention est d’avis que la somme de 35 francs soit pris sur le crédit de 100 francs, porté au budget additionnel de 1887, pour la destruction des hannetons, lequel crédit reste intact.

Le conseil donne en outre son accord à la réfection d’aqueducs sur les chemins n°1 et 2.

 

29 janvier 1888

Le maire informe le conseil que Madame Veuve Raphäel Martin, décédée à La  Flèche le 8 octobre 1887 a légué ses biens à la Fabrique de Souvigné, laquelle Fabrique n’accepte point les legs en faveur des pauvres. En conséquence, et après un examen sommaire de ce testament, tous les membres du conseil prient M. le Préfet de bien vouloir les autoriser à l’accepter dans sa teneur.

Fabrique : Association dont les membres, généralement élus, sont chargés de gérer les biens paroissiaux. À l'origine les fabriques étaient composées de membres du clergé mais par la suite les fabriciens furent des laïcs élus par les paroissiens. Ils étaient chargés de l'administration des revenus et des dépenses (la fabrique étant tout ce qui appartenait à une église paroissiale, les fonds et revenus attachés à son entretien, l'argenterie, les ornements, etc...)

 

19 février 1888

Le conseil décide d’épuiser les 65 francs restant du budget de destruction des hannetons pour des travaux dans le cimetière.