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Quelques délibérations du passé...

La nature à 4 kilomètres

 de la ville...

22 mai 1915

Le conseil, après en avoir délibéré nomme M. Anis Anselme, préposé à l’entretien du cimetière et M. Blanchoin François, préposé au remontage de l’horloge

Note : Trois conseillers sont notés absents, car mobilisés : MM. Allopeau, Chevreuil et Fourmond. Ils étaient déjà absents à la réunion du 11 février 1915, mais le motif n’était pas indiqué. M. Chevreuil est sans doute mobilisé depuis plus longtemps que les deux autres, car son absence est notée depuis la réunion du 9 août 1914. Entre ces deux dates, MM. Allopeau et Fourmond sont tantôt présents, tantôt absents, sans que l’on ne puisse déterminer le motif de l’absence.

6 février 1916

Le conseil vote une subvention de dix francs pour le comité d’aide aux sarthois mutilés.

25 mai 1916

M. le Maire fait connaître au conseil que le bail de location du presbytère est expiré depuis le 1er Mai et qu’il y aurait lieu de le renouveler, mais que M. le Desservant est actuellement mobilisé

20 août 1916

Le conseil, rejette une demande d’assistance aux incurables pour Mme Veuve A. sous prétexte que les crises dont elle est atteinte ne sont pas suffisamment fréquentes pour l’empêcher de trouver du travail, que ces deux filles aînées ne sont plus à sa charge, étant domestiques de ferme, et que la troisième, ayant 12 ans, pourrait déjà gagner sa vie.

Dans la même séance, le conseil accepte une demande d’une demoiselle C. âgée de 49 ans, que son infirmité rend incapable de gagner sa vie, qu’elle a toujours habité la commune et que son fils âgé de 12 ans ne peut lui venir en aide, non plus que ses parents qui sont eux-mêmes assistés.

18 octobre 1916

M. le Maire invite M. l’Administrateur Directeur Général de la Compagnie Générale des Ilôts Electriques , présent, à donner lecture du cahier des charges de ladite société et à fournir à l’égard du projet de distribution d’électricité dans la commune, les explications demandées par le Conseil. Le conseil, après avoir entendu ces explications émet un avis favorable à l’obtention de la concession dans la commune de Souvigné par la Société susdite sous réserve des approbations de M. le Préfet et de M. l’Ingénieur en chef du contrôle.

M. le Maire rend ensuite compte de la réunion à laquelle il avait été convié à Sablé par l’Inspecteur des contributions indirectes, ayant pour objet le fonctionnement d’ateliers publics de distillation. A cette réunion, M. Landry a été agréé par l’administration comme bouilleur pour tout le territoire s’étendant de Sablé à Saint-Denis d’Anjou, à charge de s’entendre avec la municipalité pour le choix de l’emplacement. Le site de Vauvert est choisi, car situé au centre de la région sus-désignée, et au bord de la Taude. Le conseil considérant que cet atelier, devra servir non seulement pour Souvigné, mais pour une partie de Sablé et que cette région très étendue donne en général beaucoup de cidre, demande à l’administration de bien vouloir autoriser la distillation pendant le plus grand nombre de jours qu’il sera possible mais non le dimanche

24 décembre 1916

M. le Président donne lecture de l’arrêté de M. le Préfet de la sarthe en date du 9 décembre et du dossier joint relatif à l’enquête concernant la demande de concession d’une distribution publique d’énergie électrique dans la commune par la Compagnie Générale des Ilôts Electriques dont le siège social est à Parie, 99, rue de Meaux. Le conseil, après en avoir délibéré estime qu’il n’y a aucune objection à élever contre cette demande, que cette distribution rendra des services et peut être accordée la dite société sans inconvénient à la condition que toutes les précautions désirables soient prises pour éviter les accidents.

18 février 1917

M. le Président informe le conseil que le bail de location du Presbytère est expiré depuis le 1er mai 1916, et que M. Dezilleaux Félix, desservant, mobilisé, invoquant le moratorium a refusé de signer un nouveau bail pendant la durée de la guerre. Le conseil décide de laisser la Presbytère à la disposition du Desservant aux conditions antérieures jusqu’au 1er mai 1918.

3 juin 1917

M. le Président informe le conseil, que les deux boulangers de Sablé ayant un dépôt de pain à Souvigné, avaient refusé de faire la fourniture de pain au rabais du fait de l’état de guerre. Le conseil accepte que le bureau de Bienfaisance paie le pain de Mme Ruffin au même prix que’elle le vend à son dépôt de Souvigné.

Note : le conseil s’est déroulé en présence de seulement trois conseillers : MM. Jarrossay, Renou et Lesage. Deux étaient absents excusés : MM. De Beauchesne et Legeay, deux étaient décédés : MM. Lamant et Laurent et trois sont toujours mobilisés, MM. Allopeau, Chevreui et Fourmond

5 août 1917

M. le Maire donne lecture à la commission agricole d’une lettre de M. le Président de la commission de réception n° 6 en date du 18 courant, l’informant qu’une majoration de 105 quintaux de paille est imposée à la commune en plus de l’ordre de réquisition. La commission, après en avoir délibéré, considérant qu’il a déjà été très difficile de trouver les 350 quintaux imposés par ordre de réquisition du 21 aoùt, que beaucoup de cultivateurs ont déjà réclamé contre la quantité qui leur a été demandée, qu’en effet l’année dernière la plupart ont manqué de paille pour leurs bestiaux, que cette année la paille récoltée étant encore en quantité très inférieur, il leur est impossible de fournir plus que les 350 quintaux déjà demandés. En conséquence, elle prie M. l’Intendant de bien vouloir renoncer à demander un supplément de paille qui obligerait beaucoup de cultivateurs à vendre leurs bestiaux et à abandonner leurs fermes.

8 novembre 1917

A la suite d’un demande imposant la commune à fournir 100 quintaux de pommes de terre, la commission agricole déclare impossible d’en fournir plus de quarante pour les raisons suivantes :

La commune de Souvigné, très argileuse, cultive très peu de pommes de terre. Beaucoup de grandes fermes n’ont de pommes de terre que dans le jardin. D’après les déclarations recueillies et envoyées à M. le Préfet, la surface cultivée en pommes d terre à Souvigné en 1917 a été de 7 hectares. La récolte a été très mauvaise, d’abord à cause du terrain qui étant très argileux ne s’y prête nullement, ensuite à cause de la maladie qui a causé de grands dégâts cette année. L’hectare a produit en moyenne 30 quintaux, la récolte totale a donc été de 210 quintaux. En admettant que les cultivateurs ensemencent en 1918 une surface égale soit 7 hectares, il leur faudra pour la plantation 15 quintaux par hectare, soit 105 quintaux. Comme 37 quintaux ont déjà été fournis à la commission de réception, il ne reste dons que 210-105-37 = 68 quintaux, moins du tiers de la récolte pour la consommation familiale et celle des quelques porcs qui sont élevés, car la commune produisant très peu de pommes de terre élève aussi peu de porcs. En conséquence, la commission agricole transmet la présente délibération à M. le sous-Intendant Militaire.