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Quelques délibérations du passé...

La nature à 4 kilomètres

 de la ville...

8 novembre 1917

Le conseil porte de 18 à 30 francs l’indemnité accordée aux cantonniers pour cherté de vie (sic)

Le conseil, porte le traitement du secrétaire de Mairie de 400 à 500 francs. Il lui alloue une indemnité de 100 francs pour le travail de recensement de la population.;

M. le Maire donne lecture d’une lettre de M. Choyer, Directeur particulier des Mutuelles du Mans contre l’incendie, exposant que vu le prix croissant de la main d’œuvre et des matières premières, l’intérêt de la commune serait d’augmenter ses polices d’assurances de 50% du capital assuré. Le conseil accepte et décide de confier toutes ses assurances aux Mutuelles du Mans.

Le conseil vote une subvention de 50 francs pour le Comité de secours aux blessés

 

9 décembre 1917

Le Président donne lecture d’une lettre de M. Duveau, entrepreneur de l’école de filles, qui demande le remboursement de la somme de 900 francs qu’il a versé comme caution pour les travaux de l’école de filles, dont il a été déclaré adjudicataire le 8 mai 1913 et d’un certificat de M. Durand, architecte, constatant qu’il n’y a, vu l’avancement des travaux, aucun inconvénient à rembourser ce cautionnement en totalité. Le conseil, après en avoir délibéré, demande à M. le Préfet de bien vouloir autoriser le remboursement dudit cautionnement à M. Duveau, avec les intérêts. M. le Pt, informe le conseil que M. Garreau, charpentier en cette commune et propriétaire d’une scierie à ruban actionnée par un moteur à essence, ne peut plus obtenir d’essence pour ce moteur et demande au conseil de bien vouloir appuyer se demande afin d’obtenir un peu d’essence pour lui permettre de scier quelques jours chaque mois. Le conseil, considérant qu’il est très important pour l’agriculture que M. Garreau puisse travailler, car actuellement, c’est surtout pour les besoins agricoles qu’il travaille étant le seul ouvrier de la commune qui puisse réparer les parties en bois des machines agricoles, telles qu e : flèches de faucheuses, barres de manège, barrières de champs, etc… que d’autre part M. Garreau ayant un fil tué à l’ennemi et deux autres mobilisés, est dans une situation qui mérite beaucoup d’intérêt, prie M. le Préfet de bien vouloir lui faire obtenir un bon mensuel de priorité de 50 litres qui lui permettrait de scier environ 4 jours par mois.

21 février 1918

Les boulangers de Sablé qui ont un dépôt dans la commune ne pouvant plus assurer le transport de ce pain au bourg, le conseil a désigné M. Lebrun J.B. pour effectuer d’urgence ce transport moyennant 4 francs par voyage, et demande à M. le Préfet d’autoriser le paiement des sommes dues à M. Lebrun.

24 mars 1918

M. le Président informe le conseil que sa délibération du 21 février n’a pas été approuvée et donne lecture des observations de M. le Préfet concernant le transport du pain, desquelles il résulte que ce transport doit être assuré par les clients. Le conseil, après en avoir délibéré, décide qu’il est impossible d’obliger chaque consommateur à faire de 4 à 10 kilomètres pour aller chercher son pain à Sablé et ne voit pas d’autre moyen de solutionner la question qu’en autorisant chaque dépositaire à vendre le pain de 3 à 5 centimes de plus par kilo, afin de lui permettre au moyen de ce bénéfice de payer le transport de Sablé à Souvigné.

25 novembre 1918

M. le Président donne lecture du rapport de M. Durand, architecte de l’école de filles en construction et du mémoire de M. Duveau entrepreneur de la dite construction qui demande la résiliation de son marché pour les travaux restant à faire, ce qui est accepté par le conseil.

6 mars 1919

M. le Président donne lecture du rapport  adressé par M. le Ministre de l’Intérieur à M. le Préfet à l’effet d’un projet de réorganisation de la police. Le conseil après en avoir délibéré, déclare que depuis plus de cinquante ans, la commune n’ayant pas de garde champêtre et ne constatant pas de délits de mœurs, tapages et encombrements sur la voie publique répond qu’il n’y a pas lieu de transformer la police de cette commune, attendu que cette mesure pourrait lui causer des frais inutiles.

14 avril 1919

L’an mil neuf cent dix neuf, le 14 avril à 5 heures du soir, M. le Maire accompagné de M. l’Adjoint et du Conseil Municipal, auxquels se sont joints M. l’Abbé Dezilleaux, desservant et M. Barbé Ernest, instituteur, se sont réunis à la Mairie pour faire leurs adieux aux officiers de la Compagnie Américaine, stationnée à Souvigné depuis deux mois. M. le Maire leur a lu une courte allocution, conforme à la circonstance :

Capitaine, Messieurs les lieutenants, Docteur,

Avant que vous ne quittiez notre commune de Souvigné, je tiens, tant en mon nom qu’à celui de la population toute entière, représentée par son curé, son instituteur, et ses conseillers municipaux, à vous dire quel excellent souvenir nous garderons tous de la compagnie de soldats américains qui a stationné ici pendant plus de deux mois. Nul incident fâcheux n’a troublé la bonne harmonie qui n’a cessé d’exister entre les habitants de Souvigné et nos vaillants alliés et nous avons certainement appris à apprécier les soldats du Président Wilson comme ils le méritaient. Et comment de notre coté, n’aurions-nous pas été heureux de donner l’hospitalité à une fraction de cette armée américaine, qui a si largement contribué à repousser les Allemands de notre territoire et nous procurer la paix glorieuse qui ne va pas tarder à être signée.

Je crois donc, Capitaine, Messieurs les lieutenants, Docteur, être l’interprète de tous ceux qui m’entourent en ce moment en levant mon verre à votre santé, ainsi quà celle de votre Président, de votre Généralissime et de tous vos compagnons d’armes et en vous disant de la part de tous les habitants de Souvigné un sympathique : Adieu!

Après cette allocution les représentants de la population l’ont signé.

A. de Beauchesne,  Dezilleaux, Jarrossay, Renou, Fourmond, Lesage, Allopeau, Chevreuil, Barbé (?), X

A son tour, le Capitaine Cook, commandant la Compagnie américaine a remercié chaleureusement les notables de la commune de Souvigné de leur aimable réception à la Mairie et a déclaré que tous ses Officiers et soldats conserveraient le meilleur souvenir des deux mois passés à Souvigné, au milieu d’une population qui a fait tout ce qu’il fallait pour leur être agréable.

Suivent ci-contre les signatures des officiers américains.

Philip ... Cocke, capitaine du 305 ième d’Infanterie, Edward B. Towns, Andrew C. Joy, premier lieutenant du 305e, Alvin F. Koser, deuxième lieutenant du 305e, Ray A. Moore, premier lieutenant, médecin du corps (Note : Texte intégral)

22 mai 1919

M. le Maire expose au Conseil, qu’il est dû à la commune par M. Dezilleaux, trois années de location du presbytère du 1er mai 1916 au 1er mai 1919, ainsi que 3 années de contributions à sa charge et payées par la commune. Le conseil donne décharge complète à M. Dezilleaux au motif qu’il a été mobilisé durant cette période.